Le réchauffement de la planète
L'augmentation des gaz de serre à cause des activités industrielles et de la croissance de la population contribue à « l'effet de serre ». Ces gazes incluent le dioxyde de carbone, le méthane et l'oxyde nitreux. « L'effet de serre » parle de la rétention des rayons solaires par l'atmosphère terrestre, et renvoie à l'augmentation moyenne de la température terrestre. Cela fait perdre l'équilibre de la nature, et, en conséquence, il y a une élévation nette des températures globales. Le « réchauffement de la planète » parle de l'augmentation de la moyenne de la température globale.

L'expression « changement du climat » se rapporte à plusieurs changements dans les conditions météorologiques résultant du réchauffement de la planète. Une solide augmentation de la température moyenne globale pourrait modifier les tendances agricoles et faire fondre des calottes glaciaires, faisant monter le niveau de la mer et conduisant à l'inondation des régions basses côtières. Le climat de la planète s'ajuste aux gaz de serre déjà émis, et on prévoit que la température moyenne globale montera de 1°C à 3,5°C d'ici l'année 2100 (cette hausse de la température moyenne globale est la plus élevée des dernières 10 000 années !) D'ici 2100, le niveau de la mer devrait monter d'environ 50 cm. Ces phénomènes peuvent avoir des conséquences importantes sur notre environnement et aussi sur la santé de l'homme.

Les gaz de serre
L'utilisation de mélanges d'essence-éthanol comme le E85 peut réduire les émissions nettes des gaz de serre jusqu'à 30 à 36% et peut même contribuer à réduire la consommation de pétrole de 42 à 48%. Les mélanges essence-éthanol comme le E10 réduisent les gaz de serre de 2,4 à 2,9% et la consommation de pétrole de 3,3 à 3,9%. Les réductions dues au mélange E10 sont plus petites, car on y retrouve une plus petite proportion d'éthanol (Argonne National Laboratory, 1997). Avec de technologies améliorées et l'utilisation d'éthanol à base de cellulose, ces réductions d'émissions augmenteront.

Le dioxyde de carbone (CO2)
Le dioxyde de carbone provenant de la combustion de pétrole est la principale source de gaz de serre attribuable à l'homme, représentant environ la moitié de ce genre d'émissions. L'utilisation d'essence avec 10% d'éthanol apporte une réduction nette de CO2 de 6 à 10% et un plus haut taux d'éthanol peut réduire plus de CO2 jeté dans l'atmosphère. Le dioxyde de carbone qui est libéré par les activités et intrants de production d'éthanol et son utilisation est moins que celui qui est absorbé par les plantes et la matière organique du sol. Le dioxyde de carbone qui est produit pendant la production d'éthanol et la combustion de l'essence est extrait de l'atmosphère par les plantes pour la formation du sucre et de l'amidon pendant la photosynthèse. Il est assimilé par les plantes dans leurs racines, leurs tiges, et leurs feuilles, et est habituellement restitué au sol pour maintenir la matière organique ou au grain, la partie qui est actuellement utilisée pour produire l'éthanol. Bien que la matière organique se transforme éventuellement en dioxyde de carbone, des mesures de conservation, comme la réduction du guéret, peuvent ralentir cette transformation. En augmentant le niveau de sa matière organique, le sol devient un dépotoir de dioxyde de carbone important.

L'oxyde nitreux (N2O)
À cause de l'utilisation intensive d'engrais, la production de céréales destinée à l'éthanol peut produire une légère augmentation d'émissions d'oxyde nitreux (N20). Par contre, la recherche et les progrès technologiques dans la production de céréales réduisent ces émissions, souvent à des niveaux moins élevés que d'autres grandes cultures. L'effet final de l'utilisation d'éthanol reste une diminution de la formation d'ozone.

Où puis-je me procurer plus d'information ?
L'Association Canadienne des Carburants Renouvelables
90, rue Woodlawn ouest
Guelph (Ontario)
N1H 1B2
Téléphone : (519)-767-0431
Télécopieur : (519)-837-1674
Courriel : publicinfo@greenfuels.org
Internet : http://www.greenfuels.org

Bibliographie


Rév. 12/2/1998