Historique
À l'aube de l'an 2000, on prend conscience de la globalisation des communautés à travers le monde. Les Canadiens se préoccupent des risques reliés aux polluants nocifs, du réchauffement de la planète, et de la protection de l'environnement. Par conséquent, la demande pour les carburants renouvelables comme alternative aux essences conventionnelles et comme source d'octane à indice supérieur augmente.

Bien que le concept de la consommation des mélanges essence-éthanol existe depuis la conception du premier Model T d'Henry Ford, l'utilisation des mélanges essence-éthanol n'a débuté aux États-Unis qu'à la fin des années 1970. Depuis, l'utilisation des mélanges essence-éthanol a contribué à réduire les émissions de monoxyde de carbone, tel que requis par le U.S. Clean Air Act de 1990. Au Canada, l'amélioration de la qualité de l'air est devenue une priorité du public et notre attention se tourne vers les essences alternatives, comme l'éthanol.

Diminution nette d'émissions d'ozone au niveau du sol
L'ozone au niveau du sol cause des problèmes respiratoires humains et nuit aux plantes, mais n'aide pas à augmenter la concentration d'ozone dans la stratosphère, qui protège la terre des rayons ultraviolets du soleil. Il y a plusieurs composés qui réagissent avec le soleil pour former l'ozone au niveau de sol. Cette forme d'ozone, en combinaison avec l'humidité et de la matière particulière, crée le « smog », la forme le plus visible de la pollution de l'air. Ces composés incluent le monoxyde de carbone, les hydrocarbures non brûlés, le benzène, et les oxydes d'azote (l'oxyde nitreux et l'oxyde nitrique). L'Environnement Canada (1998) reporte que les bienfaits de la réduction de smog sont évalués à un niveau d'au moins de 10$ billions, annuellement.

Pour réduire les émissions véhiculaires qui contribuent à la formation d'ozone au niveau du sol, l'état très populi de Californie a établi des régulations d'émissions rigoureuses. L'utilisation des carburants oxygénés est une manière d'adresser le problème. Plusieurs centres urbains au Canada ont des expositions similaires de monoxyde de carbone, particulièrement tard dans l'automne et pendant l'hiver. S'il y avait de la législation de qualité d'air semblable au Clean Air Act des États Unis au Canada, ces villes seront hors-accord. Au Canada, le Sud de l'Ontario, le Sud de la Colombie Britannique, et des régions de la Nouvelle Écosse et du Nouveau Brunswick sont sujets au smog.

L'effet final de l'utilisation d'éthanol reste une diminution de la formation d'ozone. Les émissions produites par les carburants à base d'éthanol réagissent moins avec le soleil que celles produites par la consommation de gaz naturel, résultant en une diminution du potentiel de formation de l'ozone nocive. Au Canada, où la volatilité des mélanges essence-éthanol doit égaler celle des essences conventionnelles, le potentiel de formation d'ozone est plus bas qu'aux États-Unis, où on permet aux mélanges essence-éthanol d'être plus volatiles.

Diminution des gaz de serre nocifs
« L'effet de serre » parle de la rétention des rayons solaires par l'atmosphère terrestre. Il est synonyme de « Réchauffement de la Terre » et renvoie à l'augmentation moyenne de la température terrestre, qui provient d'une augmentation des gaz de serre, eux-mêmes à base d'activité industrielle et de la croissance de la population. Ces gaz incluent le dioxyde de carbone, le méthane, et l'oxyde nitreux.

L'expression « changement de climat » se rapporte à plusieurs changements dans les conditions météorologiques résultant du réchauffement de la planète. Une solide augmentation de la température moyenne globale pourrait modifier les tendances agricoles et faire fondre les calottes glaciaires, faisant monter le niveau de la mer et conduisant à l'inondation des régions basses côtières. L'utilisation d'un mélange essence-éthanol à 85% réduit jusqu'à 30 à 36% les émissions qui contribuent au réchauffement de la terre et peut de plus contribuer à réduire la consommation d'énergie à base de gaz naturel d'environ 50% (Argonne National Laboratory, 1997).

Diminutions d'émissions résultant de l'utilisation des mélanges essence-éthanol

Diminution de 30% d'émissions de monoxyde de carbone
Grâce à une combustion plus complète du carburant, l'utilisation d'un mélange éthanol-carburant à 10% résulte en une réduction d'émissions de monoxyde de carbone de 25 à 30%.

Diminution de 6 à 10% des émissions totales de dioxyde de carbone (CO2)
L'utilisation de l'éthanol peut réduire jusqu'à 100% les émissions nettes du dioxyde de carbone (CO2), jusqu'à 100% quand l'éthanol effectue un cycle complet. L'utilisation d'un mélange éthanol à 10% résulte en une réduction nette de CO2 de 6 à 10%. Le dioxyde de carbone qui est libéré par les activités et intrants de production et d'utilisation d'éthanol est inférieur à celui qui est absorbé par les plantes utilisées pour produire l'éthanol et la matière organique du sol. Le dioxyde de carbone produit pendant la production d'éthanol et la combustion d'essence est extrait de l'atmosphère par les plantes pour la formation du sucre et de l'amidon pendant la photosynthèse. Il est assimilé par les plantes dans leurs racines, leurs tiges et leurs feuilles, qui retournent habituellement au sol afin d'entretenir la matière organique ou dans le grain, la partie qui est actuellement utilisée pour produire l'éthanol. Avec le temps, la matière organique se transforme en dioxyde de carbone, mais, avec la mise en œuvre des mesures de conservation du sol, tel le travail du sol minimal, elle s'accumule. Donc, en augmentant le niveau de sa matière organique, le sol devient une zone très importante d'accumulation de dioxyde de carbone.

Les composés organiques volatils (COV)
Les COV réagissent beaucoup dans l'atmosphère, et sont des sources importantes d'ozone au niveau du sol. Grâce à la propriété oxygénative de l'éthanol, il y a une diminution nette d'approximativement 7% des COV émanant des mélanges essence-éthanol à taux bas par rapport aux essences conventionnelles. La réduction potentielle des émissions de COV est d'au moins 30% dans les mélanges éthanol-carburant à taux élevé.

On manque de données canadiennes sur les émissions de COV évaporatoires. Au Canada, où la volatilité des mélanges à base d'éthanol doit égaler celle des essences conventionnelles, les COV émis devraient êtres inférieurs à ceux émis aux États-Unis, où on permet aux mélanges essence-éthanol d'être plus volatiles. Grâce à ces normes canadiennes, les émissions de COV évaporatoires provenant de l'éthanol sont presque égales à celles émises par les essences conventionnelles. Même si on n'en trouve aucune donnée au Canada, il paraît évident qu'avec les mélanges à taux élevé, il y a une réduction des émissions évaporatoires de COV, grâce à la pression de vapeur plus basse.

Le dioxyde de soufre (SO2) et les particules
Ni le dioxyde de soufre ni les émissions de particules ont de l'importance dans les moteurs à gaz. Néanmoins, Environnement Canada encourage des niveaux de soufre moins élevés dans l'essence, car le soufre peut avoir un effet négatif sur la performance des convertisseurs catalytiques qui réduisent les émissions. Comme l'éthanol ne contient pas de soufre, et parce qu'il favorise une combustion plus complète des carburants, il réduira tout potentiel pour ces émissions. L'utilisation des mélanges éthanol-carburant ou de l'éthanol pur dans les moteurs diesel (où le SO2 et les particules peuvent causer un danger) apporte une réduction importante de ces émissions.

Quel est l'impact écologique de l'éthanol de source agricole

Renouvellement biologique
L'éthanol provient de source biologique renouvelable, comme les céréales ou le bois.

L'agriculture durable
Avec le développement des techniques de production qui respectent l'environnement, l'impact de l'agriculture sur l'écologie est minimal. La demande pour les céréales destinées à la production d'éthanol n'a pas amené une augmentation des superficies de maïs ou de blé au Canada.

Le bilan énergétique
L'éthanol contient environ 32 000 BTU par litre. Le quart de cette énergie est requis pour produire du maïs et le tiers est nécessaire pour produire, à partir de ce maïs, l'éthanol dans une usine moderne. Une part des coûts de production devrait être allouée à la production des sous-produits de l'éthanol. Quand les producteurs agricoles utilisent les techniques de production les plus efficaces, et les usines utilisent les méthodes de production à la fine pointe, l'énergie que contiennent l'éthanol et ses sous-produits est de plus du double de l'énergie nécessaire pour faire pousser le maïs et le convertir en éthanol. Il est suggéré que le bilan énergétique de la production d'éthanol à partir des cultures celluloses soit encore plus net positif.

« Choix Environnementalä »
Grâce à leurs bienfaits à l'environnement, les mélanges d'essence à base d'éthanol, vendus dans les stations-service licenciées, ont été qualifiés de «Choix Environnemental™ », avec le sceau de l'«Ecologo™ ».

Le Programme « ÉcoRoute »
Avec le programme « ÉcoRoute », le gouvernement fédéral s'est prononcé sur le problème de la pollution émise par les véhicules et son effet sur le changement de climat. Ce programme exige l'introduction progressive de l'utilisation des carburants alternatifs, comme l'éthanol. Le Gouvernement du Canada s'est engagé à prendre en considération une gestion saine de l'environnement au parc automobile fédéral. Il exige aussi l'acquisition graduelle de véhicules qui fonctionnent avec des carburants alternatifs par l'année 2005.

Où puis-je me procurer plus d'information?
L'Association Canadienne des Carburants Renouvelables
90, rue Woodlawn, ouest
Guelph (Ontario) N1H 1B2
Téléphone : (519)-767-0431
Télécopieur : (519)-837-1674
Courriel : publicinfo@greenfuels.org
Internet : http://www.greenfuels.org

Références


Rév. 1/4/1999